L'opérap ( Mozart )

Vous vous prenez monsieur
pour un félin sauvage
Mais vous n'avez du lion
que le soyeux pelage
Et vos crocs acérés de jeune prédateur
Nous inspirent le rire plutôt que la frayeur

Si vous n'avez pas peur
Entrez donc dans ma cage
Et laissez mon ardeur
Dévorer vos plumages

Rentrez vos griffes, bel escogriffe
On vous voit comme un chien savant
pour le beau linge
Faire de grand numéros dignes
d'un petit singe
Vos proies ne sont en faite
que femmes qui roucoulent
Et vos festins nocturnes
se resument à des poules

C'est pour vous mesdames que l'on pavane
Cous ne cédez qu'au roi de la savane
C'est comme ci, c'est comme ça

C'est pour vous messieurs que l'on se pâme
On piége les rois avec nos charmes
C'est comme ci, c'est comme ça
et c'est bien dommage

Vous paradez Monsieur
exhibant vous conquètes
Votre belle crinière
n'est au fond qu'une crête
Du prince de la jungle vous
singez les grands airs
Quand du cop prétentieux
vous avez les manières

Mais pourquoi cette aigreur
Pour les autres poissons
Si vous n'avez peur
De mordre à l'hameçon

Rentrez votre dard,
mon gros vantard
De vos griffes de chat,
sachez que l'on sourit
Vous miaulez mollement
quand rugit votre envie
Les oiseaux de valeur vous
échapent sans cesse
Et vous vous contentez
des plus basses espèces
.
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# Enviado el sábado 02 de enero de 2010 15:42

Les anges d'aujourd'hui, ce sont tous ceux qui s'intéressent aux autres avant de s'intéresser à eux-mêmes.

Les anges d'aujourd'hui, ce sont tous ceux qui s'intéressent aux autres avant de s'intéresser à eux-mêmes.
Prendre du recul. S'éloigner, de plus en plus, respirer un bon coup puis se lancer en avant pour replonger, sans faire de plat, juste en fendant parfaitement l'eau. Prendre du recul ? Mais pourquoi faire ? Du recul pour se rendre compte que les gens ne sont pas toujours ce qu'ils prétendent être. Du recul pour comprendre que ce garçon aux dents blanches qui nous serre dans ses bras vaut peut-être moins que celui qui a de trop grand pieds et des oreilles décollées, malgré les apparences. Du recul pour réaliser que ces potes hilarants avec qui l'on se saoule le week-end et avec qui l'on se moque des gens sont peut-être moins des amis que cette fille un peu étrange plongée dans ses bouquins qui nous fait des sourires dans les couloirs. Du recul pour enfin cesser de tout prendre au sérieux, pour commencer à laisser le temps faire son travail. Laisser le temps nous débarrasser des gens qui n'en valent pas la peine, des rêves qui traînent et nous paralysent, des souvenirs qui nous brisent, des sourires qui restent accrochés et qu'on ne veut pas oublier, des étreintes qu'on aimait tellement qu'elles nous faisaient souffrir...
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# Enviado el martes 22 de diciembre de 2009 14:56

Laisses-moi

Laisses-moi

Laisses-moi t'amener dans mon monde, j'y guiderais chacun de tes pas, j'apprendrai tes réveils, j'inventerais tes nuits, je resterais près de toi. J'effacerai tous les destins tracés, recoudrai toutes les blessures. Tes jours de colère, je lierai tes mains dans ton dos pour que tu ne te fasses pas mal, je collerai ma bouche à la tienne pour étouffer tes cris et rien ne sera plus jamais pareil, et si tu es seul, nous serons seuls à deux.
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# Enviado el lunes 21 de diciembre de 2009 15:33

Marcel Proust...


- Par moment, j'voudrais m'endormir jusqu'à mes 18 ans pour échapper à toute cette merde, le lycée, tout sauter tout ça.
- Tu connais Marcel Proust ?
- Le gars sur qui tu donnes des cours ?
- Oui. Un écrivain français. Un looser toute catégorie. Il n'a jamais travaillé. Des histoires d'amour bancales, gay. Il a passé 20 ans à écrire un bouquin que pratiquement personne n'a lu. Ce qui ne l'empêche pas d'être le plus grand écrivain depuis Shakespeare. Enfin bref, lui, en arrivant à la fin de sa vie, il a fait le bilan et il a décidé que toutes ces longues années de souffrance avaient été les plus belles années de sa vie, qu'elles avaient fait de lui ce qu'il était et que toutes les années de bonheur avaient été une perte de temps. Il n'avait rien appris. Alors,si tu t'endormais jusqu'à tes 18 ans, pense à toute cette souffrance que tu raterais. Le lycée, tiens, surtout le lycée, ce sont les plus belles années de souffrance, c'est de la souffrance de première qualité.
Marcel Proust...
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# Enviado el domingo 20 de diciembre de 2009 15:56

I don't froget you my friend...


Il faudrait qu'elle ne s'attache pas trop à lui mais elle en est
incapable. Il lui parle de tout, de rien et il est le seul qui le fait
bien. Parce que c'est lui qui en prend l'initiative et ça la change.
Il lui montre qu'elle existe. Il brille comme une étoile pour elle.
Mais elle n'ose plus y croire, parce qu'on lui a fait trop de mal.
Et pourtant elle se laisse complètement aller. Elle arrive à être
heureuse malgré tout. Tant qu'il est là.

Parce qu'avec lui c'est pas pareil, c'est tout .
I don't froget you my friend...
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# Enviado el sábado 19 de diciembre de 2009 16:53